Pétrole au Québec et écologie

Jean-François Lisée dévoilait aujourd’hui sa position à propos de l’exploitation pétrolière sur le territoire du Québec. Une position écologique qui dit non à l’utilisation de la fracturation hydraulique (considérée trop risquée dans l’état actuel de nos connaissances), et qui ne permettrait l’exploitation traditionnelle que dans les cas où ce serait avantageux du point de vue écologique par rapport à la situation actuelle (importation).

Le refus de l’OPEP de diminuer la production pour maintenir les prix à un niveau élevé a résulté en une baisse marquée du prix du pétrole dans les derniers mois, une stratégie visant à miner la rentabilité de la fracturation hydraulique aux États-Unis, une industrie maintenant florissante. Cette baisse de prix, si elle se maintient, mettra aussi en péril la croissance accélérée de l’exploitation des sables bitumineux an Alberta (voir rapport de Carbon Tracker), qui doit compter sur un prix élevé pour compenser la couteuse méthode d’extraction, de traitement et de transport de ce vil or noir. Avec un peu de chance, on pourrait assister à une baisse de l’engouement des sociétés pétrolières pour une surexploitation de la ressource par toutes les méthodes possibles, sans égard pour l’environnement.

L’engagement de Jean-François Lisée se heurtera sans doute au crédo économique qui veut que l’on « profite » à tout prix de cette manne que constitue le pétrole (emplois, redevances, etc.). Dans un contexte où la majorité des politiciens ne parlent que d’argent, chacun s’improvisant économiste et faisant miroiter un futur plein de richesses (du moins en période électorale, ce qui semble plaire à plusieurs), il est bon de constater que certains se souviennent que le bienêtre d’une population ne se résume pas seulement à la grosseur de son portefeuille. Continuer la lecture…

La carotte et le bâton

« Moi, je suis pour les 8 millions de personnes qui nous écoutent, pas pour les 8 000 qui voient le bâton arriver. »

C’est en ces termes colorés que le ministre de la Santé, Gaetan Barette, concluait sa réponse à un journaliste qui le questionnait sur le projet de loi 20 (Loi favorisant l’accès aux services de médecine), déposé aujourd’hui. Le ministre nous apprend qu’au Québec, malgré tous les incitatifs (la carotte), les médecins voient de moins en moins de patients. La solution proposée dans le projet de loi est de forcer les médecins à voir un minimum de patients, et à être disponible pour ces patients, sous peine de voir leur rémunération réduite pour les actes posés (le bâton). La disponibilité d’un médecin de famille sera calculée en fonction de la proportion du nombre de fois que ses patients le rencontrent, sur le nombre total de fois où ses patients rencontrent n’importe quel médecin, incluant son médecin de famille.

La discussion à propos de la carotte et du bâton: …Continuer la lecture…